Analyse de la législation internationale relative à la recherche des origines personnelles

Novembre 2006

A des degrés divers et à des moments parfois fort différents, nous nous interrogeons tous sur notre passé, sur les événements qui ont précédé notre venue au monde, sur les circonstances de notre naissance, mais aussi sur l’histoire de notre famille, le vécu des personnes qui en faisaient ou en font partie, etc.

D’une manière générale, on sait aujourd’hui que la question identitaire des origines personnelles est indissociable de la réflexion que tout être humain est amené à faire sur lui-même, avec plus ou moins d’intensité, souvent à des moments charnières de sa vie (pendant la période de l’adolescence, notamment). Ce questionnement est identitaire1 au sens où il entre dans le cadre d’une réflexion plus générale de l’individu sur son identité personnelle (qui il est en tant que personne unique ?) et sur son identité familiale ou filiale (quel est son statut dans sa famille ?, par exemple).

Cette connaissance des origines –qui peut être quelquefois associée à une recherche- ont une influence capitale sur le développement de l’individu. Les psychologues en particulier en font le constat : pour grandir et nous développer, nous avons besoin dès notre enfance de nous situer par rapport aux deux paramètres que sont respectivement notre passé (nos origines) et notre avenir (nos projets, nos désirs et, à l’extrême, notre mort).

Il arrive pourtant que les origines personnelles des personnes comportent des zones d’ombre, des inconnues. Cela implique à tout le moins qu’elles n’y aient pas accès de façon ni automatique ni aisée. C’est en général le cas des personnes adoptées -dont la discontinuité fait partie de l’histoire de leur filiation2-, mais aussi de certains individus qui ont été séparés de leurs parents de naissance suite à un placement en dehors de la famille et/ou à une séparation des parents.