La double vulnérabilité des enfants appartenant à un groupe stigmatisé... en Belgique aussi

Mai 2007

Par la présente analyse, la CODE veut attirer l’attention du lecteur sur la situation de ces enfants. Le texte que nous vous proposons est constitué de quatre parties principales. Dans une première section, nous rappellerons rapidement les implications liées au fait d’appartenir à un groupe stigmatisé, et nous redéfinirons bien entendu la notion de stigmatisation, qui rejoint d’ailleurs celle de vulnérabilité. Dans un second temps, nous nous concentrerons sur la notion de vulnérabilité des enfants. Nous aborderons spécifiquement les droits de l’enfant, en particulier en Belgique. Ce faisant, nous rappellerons quelques lignes directrices en lien avec la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, que l’on peut à ce stade présenter sous la forme de questions : La notion de vulnérabilité des enfants est-elle reprise dans la Convention ? La Belgique s’est-elle engagée à respecter les droits de l’enfant ? Existe-t-il un organe de contrôle de ce respect ? Dans une troisième partie, nous listerons les quatre groupes d’enfants vulnérables communément cités en Belgique. Il s’agit respectivement des enfants des familles financièrement démunies, des enfants dans la migration, des enfants porteurs d’une déficience physique et/ou psychologique et enfin, des enfants en conflit avec la loi. Les spécificités de chaque groupe seront abordées. Nous conclurons notre réflexion en établissant, au-delà de leurs différences, des parallélismes entre la situation et le vécu de ces groupes d’enfants. Notre analyse se terminera par un rappel des recommandations déjà énoncées par ailleurs, pour un meilleur respect de tous les enfants en Belgique, et en particulier des enfants des groupes les plus vulnérables.