Santé psychique des MENA. Partie II : Traumatismes et symptômes récurrents

Mars 2017

L’enfance des mineurs en exil est plus bousculée que jamais, « du jamais vu » diront certains.

Le temps de trois analyses, la CODE a souhaité souligner la situation de vulnérabilité des MENA, en particulier sur un plan psychique, et préciser ses raisons et ses implications.

Dans une première analyse publiée en décembre 2016, nous avons rappelé les chiffres concernant les situations des mineurs en exil en Belgique, ainsi que les éléments susceptibles d’avoir un impact négatif sur leur bien-être, à savoir : les violences dans le pays d’origine, le trajet migratoire en tant que tel, les pressions sur les jeunes et les familles pendant et après la parcours, la migration comme expérience de ruptures, certaines violences institutionnelles dans le pays d’accueil, l’accès insuffisant à des soins médicaux et psychologiques adaptés et de qualité...

Dans le présent document, nous tentons de décrire les réalités actuelles des MENA au niveau psychosocial (traumatismes, symptômes récurrents, conflit de loyauté, résilience). Enfin, dans une troisième analyse, qui sera publiée courant 2017, nous aborderons le quotidien des MENA et l’impact que la bonne, ou moins bonne, santé mentale peut avoir sur différents pans de leur vie (relations sociales et interpersonnelles, scolarité, procédure).