La Belgique traverse une période charnière. Plusieurs évolutions récentes – restriction de certaines prestations sociales, durcissement des conditions d’accès aux revenus de remplacement, limitation dans le temps des allocations de chômage, difficultés croissantes d’accès au logement, hausse des frais de scolarité ou encore recul du financement de l’alimentation scolaire – fragilisent de nombreuses familles.
Les enfants sont particulièrement concernés. En Belgique, 14,4 % des enfants vivent encore sous le seuil de pauvreté en 2026, tandis que près d’un enfant sur cinq est exposé au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Au-delà de la pauvreté monétaire, les situations de pauvreté persistante et multidimensionnelle peuvent avoir des conséquences durables sur les conditions de vie et le développement des enfants.
Pourtant, l’expérience montre que des progrès sont possibles. En Belgique, la hausse progressive des revenus minimums entre 2013 et 2023 a notamment contribué à une diminution importante de la pauvreté monétaire. Ces avancées montrent l’importance de politiques publiques qui placent la réduction de la pauvreté et le respect des droits de l’enfant au cœur de leurs priorités.
Dans ce contexte, la CODE a donné la parole à plusieurs acteurs et actrices engagés au quotidien dans la lutte contre la pauvreté des familles et des enfants, issus notamment d’UNICEF Belgique, d’ATD Quart Monde Jeunesse, du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, de la Ligue des familles et du Forum – Bruxelles contre les inégalités.
Leur message est clair : lutter contre la pauvreté des enfants ne peut se limiter à des mesures d’aide. Il faut considérer les enfants comme des titulaires de droits et intégrer leurs droits dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
Un résumé de l’analyse et des principaux constats est disponible : https://lacode.be/wp-content/uploads/2026/10/La-CODE_Resume-detude_Lutter-contre-la-deprivation-des-enfants-en-Belgique_Oct26.pdf






